Pour notre premier portrait il fallait commencer par une designeuse que l’on connait bien. Enza Chaffron s’est donc prêtée au jeu des questions afin de raconter son parcours, sa vision du design, les projets qui l’animent tout en partageant de nombreuses anecdotes qui font le quotidien de son métier.

Présentez-vous en quelques mots

Bonjour, je suis Enza, designeuse en web et print mais également directrice artistique, je suis actuellement en freelance, donc je travaille avec beaucoup de clients très différents, et c’est d’ailleurs ce qui me passionne dans ce métier, c’est cette diversité. Je viens du monde des arts, mais j’aime également la cuisine, je m’improvise souvent top chef à la maison (*rires*). Les voyages font partie intégrante de ma personnalité, je pars souvent avec Mathieu (mon compagnon) à Ibiza et Rome, ceux sont mes deux destinations favorites. Dans mon métier je fais surtout de l’identité visuelle :

  • Logo
  • Mailing
  • Web design

Mais également des couvertures de livres. J’apprécie particulièrement le travail en équipe, la collaboration et les échanges en général. J’avais d’ailleurs très peur de perdre cet aspect social en devenant freelance car je travaillais en agence avant. Puis je me suis rendue compte qu’on ne travaille jamais seule, car on contacte souvent nos confrères pour des conseils, des idées ou tout simplement pour partager ce qu’on fait.

6 secondes pour un lieu

Quel a été votre projet préféré lorsque vous étiez étudiante ?

J’ai un parcours un peu atypique, je ne suis pas restée longtemps étudiante, mais j’ai un projet qui me revient en tête, pas tant dans la réalisation parce que ce n’était pas exceptionnel, mais dans la dynamique du travail en groupe qui m’a toujours plu. Nous avions travaillé sur projet vidéo où nous devions définir les rôles tel que caméraman, scénariste etc… et j’en garde de très bons souvenirs.

Quelle est votre dernière belle réussite ? / La dernière chose dont vous n’êtes pas satisfaite ?

Pour le budget nous avions carte blanche donc ça nous réjouissait énormément.

Je me rapelle d’un client qu’on avait eu avec Mathieu, qui travaillait dans la restructuration d’entreprises (aide aux entreprises en difficulté). La première réunion avait duré 3h, le projet me paraissais plutôt intéressent, nous devions faire le logo, la charte graphique, le site et toute la déclinaison graphique sur print. Pour le budget nous avions carte blanche donc ça nous réjouissait énormément. Puis le projet a démarré, j’ai envoyé le devis que j’avais établi, mais après 3 jours sans réponse, quand j’ai eu le client au téléphone il avait totalement changé de ton. Le prix lui paraissait trop cher et il ne comprenait pas que je facture les droits d’auteur sur le logo. Le seul moyen de baisser le prix étant de réduire le nombre de prestations, il s’est désisté, donc nous avons rompu le contrat. Je l’avais un peu vécu comme un échec, et je me suis même remise en question, mais au final j’ai compris que l’erreur ne venait pas de moi. Quand aux belles réussites, j’en ai plusieurs. La première est celle d’avoir réussi à quitter l’entreprise où j’étais durant 4 ans, où on me mettait un petit peu au placard, tout en me disant que j’étais un bon élément ce qui est assez paradoxale. Je me suis alors lancée dans le freelance, et j’en suis très heureuse aujourd’hui. Le deuxième est un projet qui me tient à cœur sur lequel j’aimerais beaucoup retravailler. Il s’agit de la réalisation (en collaboration avec Geoffrey Dorne) des couvertures de livre pour la maison d’édition Au Forges de Vulcain.

Expliquez-nous votre technique et les outils que vous utilisez ?

Dans le processus, j’essaye de faire beaucoup de recherches, de voir ce que le client attend et de travailler en fonction de la cible, je fais des patchwork, je cherche des images , je les stock et c’est souvent à ce moment que les idées émergent. Ça me permet de prendre une direction dans mon travail. Le brain storming est une grande partie du processus du travail, j’écris des mots clés et je les regroupe.

Concernant les outils, j’utilise majoritairement Photoshop, Illustrator, parfois DreamWeaver aussi. Quand à mes recherches, internet et livres sont au rendez-vous. Selon les projets, je varie ma façon de faire et mes techniques tout en essayant de répondre au maximum à la demande du client.

Parlez nous de votre projet sur les motifs floraux

Souvent mes motifs floraux viennent de mon esprit, je laisse parler mon imagination. Je me dis aussi qu’il faudrait que je plonge un petit peu dans les bouquins de fleurs mais également que je regarde autour de moi pour puiser l’inspiration dans la nature.

L’idée de dessiner à main levée sur des post-it c’est surtout pour le côté instantanée, j’en ai fait un paquet d’ailleurs. Plus tard j’aimerais en faire un livre, avec des pages détachables pour que les gens puissent puiser dedans s’ils en ont besoin. Et pourquoi pas transformer ces motifs en coloriage.

À quelle partie vous attachez le plus d’importance lorsque vous réalisez un site web ?

En général ce qui compte le plus c’est l’utilisateur final. Souvent le client à une demande mais il ne se rend pas compte que le site doit être fait pour ses utilisateurs et non pas pour lui. La notion de responsive est notamment très importante aujourd’hui. Donc les points forts sont l’utilisateur et la mobilité.

Un designer ne travaillant jamais seul, racontez nous la façon dont vous collaborez  avec les autres

Le premier point important est de faire des check point, de voir un petit peu où chacun en est, de voir aussi si l’on rencontre des problèmes. Je m’adresse à mon collaborateur pour voir si ce que j’ai fait est en phase avec ce qu’il / elle imaginait et s’il / elle est capable de prendre la suite. La communication avec les intégrateurs et développeurs est tout aussi importante qu’avec les graphistes, ils proposent souvent des choses intéressantes.

 

Une seconde pour choisir

 

Enza Chaffron
Question N°10

Lors d’une réunion client, avez-vous déjà fait / vécu ou assisté à une “boulette mémorable” ?

Un de mes anciens collègue avait fait tombé un disque dur super important, et malheureusement ça l’a foutu en l’air.

De mon côté j’ai déjà renversé un verre d’eau sur mon clavier qui ne marchait plus après… j’ai du en racheter un neuf.

Merci Enza ! 

Son site ⎮ Son twitter

Un commentaire sur “Enza Chaffron

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